Le goût de la farine

Documentaire sur les Montagnais de Saint-Augustin et de La Romaine, dans la région de la Côte-Nord, au Québec. Vous y découvrirez que malgré la pensée traditionnelle de notre culture qui s'est toujours crue supérieure à la leur, nous avons encore beaucoup à apprendre des Amérindiens.

Extrait de la sélection : L'œuvre de Pierre Perrault

Le goût de la farine est le premier de deux longs métrages que Perrault consacrera aux Montagnais de la Côte-Nord.Toujours préoccupé par les questions liées à la culture et à l’identité, Perrault cherche à comprendre les raisons qui ont conduit les premiers habitants du pays à abandonner leur mode de vie traditionnel au profit d’une vie sédentaire qui ne correspond pas à leurs valeurs ancestrales. Ce film cible davantage la situation actuelle que vivent les résidents de la réserve de Saint-Augustin, là où l’alcool est devenu un symbole de l’aliénation d’une culture millénaire qui a perdu ses repères et son identité. Ce film pose aussi la question de la souveraineté qu’on finit par abandonner pour un peu de farine à laquelle on prend goût, et qui nous contraint de manger le pain des autres. Un portrait fort inquiétant de la réalité des Autochtones qui doivent trouver une façon de répondre à l’invasion d’une culture dominante à laquelle il est parfois très dur de résister. Plus largement, il s’agit d’une réflexion sur l’impérialisme étranger qui impose ses produits et le nouveau mode de vie qui vient avec ; une réflexion politique qui concerne chacun de nous car devant toute les formes de dépendances, nous dit Perrault, la solution serait de se reprendre en main afin de parvenir à rétablir un rapport de force avec celui qui nous envahit. Sur le plan cinématographique, ce film est l’occasion pour Perrault de réunir de ses personnages, en particulier l’Amérindien Basile Bellefleur et Alexis Joveneau, le curé-missionnaire de la réserve de La Romaine, qu’il a fréquentés et filmés dans ses premiers courts métrages à la fin des années 1950; nous retrouvons aussi le biologiste Didier Dufour, personnage central du film Un pays sans bon sens!

— Denys Desjardins

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Commentaires

  • ScreaminJay

    «Je perds le son parfois. » — ScreaminJay, 20 Jan 2012

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Générique du film

réalisateur
Pierre Perrault
producteur
Paul Larose
photographie
Bernard Gosselin
son
Jacques Chevigny
Serge Beauchemin
Claude Beaugrand
montage
Monique Fortier
montage sonore
Jean-Pierre Joutel
mixage
Jean-Pierre Joutel
animation
Huguette Baril
participation
Basile Bellefleur
Serge-André Crête
Didier Dufour
Alexis Joveneau
Josée Mailhot
Marrindësche Mark

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