On est au coton

Documentaire controversé réalisé en 1970 par Denys Arcand dans le milieu de l'industrie textile québécoise. Le film met en lumière le phénomène de la fermeture de ces usines, la vie quotidienne des ouvriers, frappés par la maladie (surdité industrielle, pneumochonyose), et enfin, les grèves et les luttes pour se sortir de cette pénible situation.

Extrait de la sélection : Le cinéma direct à l’ONF ou la consolidation de l’équipe française

Denys Arcand propose un portrait de l’industrie du textile au Québec à la fin des années 1960. Croyant trouver un sentiment de révolte chez les travailleurs, le réalisateur découvre plutôt l’aliénation et la résignation. Sorti peu après les événements de la crise d’Octobre 1970, jugé trop subversif, le film est frappé d’un interdit par le commissaire de l’ONF de l’époque, Sydney Newman. L’interdiction ne sera levée que six ans plus tard.

— Marc St-Pierre

Les évaluations professionnelles et les guides pédagogiques sont réservées aux abonnés CAMPUS.

CAMPUS

Des fonctionnalités conçues spécialement pour les profs!

En savoir plus   Déjà abonnés? Connectez-vous.

Commentaires

  • Visencion

    «Bon, en toute connaissance de sa fin de non-recevoir, je tape de mes propres opinions. Passons vite sur le manque de fond, de soin, de lecture, de réflection et d'analyse dans ce pamphlet syndical. Passons sur son amour pour les poseurs de bombes, sur son nombrilisme et son faux-marxisme d'écolier. C'est peut-être la norme, et c'est pas ça qui nous choque le plus. Ce qui me choque par contre, c'est l'entrevue avec ce chef de la compagnie, anglophone, que vous avez bien voulu filmer sans vous être déplacés de 2 pouces pour... la traduire pour votre public. Procédé caricatural et lâche, geste de diabolisation qui sied si bien dans cette bande dessinée. C'est les travailleurs du Québec qui sont trahis par ce navet, il auraient bien mieux mériter.» — Visencion, 13 Fév 2014

  • Michitsi

    «Magnifique documentaire, bien sûr, et quelle chance de pouvoir le visionner en ligne mais... la copie a un besoin urgent d'être rénovée!» — Michitsi, 28 Avr 2013

  • Noiranne

    «Quel documentaire de qualité! Il présente avec éloquence l'inadéquation entre l'intérêt des entreprises privées, la liberté dont elles jouissent dans la disposition de leur capital et les conséquences socio-économiques de ces décisions privées qui sont laissées à l'État et à la société. La réduction de l'impôt aux entreprises et de la taxe sur le capital que nous observons aujourd'hui accentuent ce phénomène. Les entreprises ne font pas partie de la société semble-t-on croire, répondant davantage à un système économique ayant ses propres lois, celles qui sont perçues comme naturelles dans le capitalisme, plutôt qu'aux lois humaines de l'État. Cette idéologie ne diffère cependant pas des autres, générées par l'action et la pensée humaine. Laissant la parole aux différentes parties, travailleurs-euses, patrons, syndicalistes et hommes politiques, les documentaristes le démontrent bien.... toujours d'actualité, malheureusement.» — Noiranne, 21 Mar 2011

  • SGendron

    «Je visionne cet excellent documentaire des années 70 et j'ai la nette impression de revivre le 13 décembre 2004 où youtes les 7 usines de textile de Huntingdon ont fermé... la même journée! Les passages avec Mme Madeleine Parent sont très intenses. Cette Dame avait participé aux grèves de la Huntingdon Woolen Mills à l'Époque.» — SGendron, 9 Jan 2011

  • philippe_arcand

    «Très bon film qui expose d'une façon magistrale la réalité d'un milieu ouvrier à travers divers aspects. Malgré l'évolution de la réalité économique, des moeurs et des mentalités dans la société québécoise, le discours des ouvriers dans «On est au coton» est encore très applicable aujourd'hui. On y constate que le fonctionnement du système capitaliste reste fondamentalement le même.» — philippe_arcand, 16 Jul 2010

  • carlophile

    «On est au coton. Ce genre de documentaire au questionnement socio-politique n'est malheureusement pas aussi fréquent de nos jours à l'ère de la mondialisation, hélas. Excellent!» — carlophile, 10 Mar 2010

Discussion Veuillez vous connecter pour ajouter votre commentaire
Vous n'êtes pas membre? Cliquez ici

Générique du film

réalisateur
Denys Arcand
producteur
Guy L. Coté
Marc Beaudet
Pierre Maheu
images
Alain Dostie
son
Serge Beauchemin
montage
Pierre Bernier
recherche
Gérald Godin
participation
Jean-Paul Beaudry
Gérard Dion
Claude Lemelin
Madeleine Parent
Jean-Luc Pépin
Bertrand St-Onge
Georges Vaillancourt

Trouvez des films semblables