Caprice en couleurs

Caprice en couleurs

Animation de génie signée Norman McLaren et Evelyn Lambart. Le trio Oscar Peterson interprète quelques pièces de son répertoire, alors que les cinéastes transcrivent ces sons avec, comme seuls guides, leur talent et leur libre imagination. Titres inscrits en plusieurs langues, sans commentaire. Animation sans paroles.

Pour avoir plus d’informations sur ce film, visitez le Blogue de l'ONF.

Adolescent, McLaren s’est intéressé à une forme d’art nommée « Colour-Music », qui consistait à créer des motifs mobiles par la projection de faisceaux lumineux colorés. À l’école des beaux-arts, McLaren et un autre étudiant du nom de Stuart McAllister avaient tenté de créer de tels effets en peignant des abstractions directement sur une pellicule 35 mm. (McAllister allait par la suite devenir un monteur réputé de films documentaires.) Ravi de l’expérience, McLaren savait néanmoins que les résultats étaient primitifs. Puis en 1936, à Londres, il voit le révolutionnaire Colour Box de Len Lye, peint à la main directement sur la pellicule. Le film n’influence pas McLaren, mais lui donne la confiance nécessaire pour continuer de dessiner sur la pellicule. Il lui faut toutefois attendre dix ans avant de pouvoir utiliser la pellicule trois couleurs, qui lui permettra de copier un original à plusieurs teintes peint à la main. Et quel original! Difficile, pour moi, d’imaginer un film de jazz plus satisfaisant que cette union des improvisations peintes à la main et des improvisations au piano d’un jeune Oscar Peterson.

Donald McWilliams
De la sélection : McLaren : essais pratiques en animation

Oscar Peterson (1925-2007) Regarder Caprice en couleurs est bien sûr l’occasion de voir un film exceptionnel, dans lequel Norman McLaren et Evelyn Lambart repoussent les limites de la technique d’animation de la peinture sur pellicule, mais c’est aussi la possibilité d’entendre trois compositions inédites d’Oscar Peterson. En effet, de 1945 à 1949, le pianiste exécute, pour RCA Victor, trente-deux pièces, réunies plus tard dans une compilation intitulée The Complete Young Oscar Peterson (1945-1949), mais celles qui composent la trame sonore de Caprice en couleurs n’y figurent pas. Enregistrées au studio de Renaissance Films à Montréal en février 1949, ces trois pistes, qui ne comportent pas de titre, constituent un précieux témoignage audio des premières années de création d’Oscar Peterson à Montréal.

Marc St-Pierre
De la sélection : Les grands jazzmen et les films de l’ONF

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Générique
  • réalisateur
    Norman McLaren
  • producteur
    Norman McLaren
  • montage
    Norman McLaren
  • animation
    Norman McLaren
  • réalisateur
    Evelyn Lambart
  • montage
    Evelyn Lambart
  • animation
    Evelyn Lambart
  • musique
    Trio Oscar Peterson

  • CharlesArse

    Carlophile je suis largement d'accord avec se que tu dis, mais j'aimerais changer un mot, c'est du SON en images !

    CharlesArse, 1 Déc 2010
  • carlophile

    Excusez la faute d'orthographe. Au lieu de "qu'il y est une fin", il faut bien sûr dire "qu'il y ait une fin". De toute façon, j'aurais été très heureux que ce film n'ait pas de fin, parce que c'est du bonheur en images.

    carlophile, 18 Mai 2010
  • carlophile

    Peterson et McLaren, quelle joyeuse association! J'ai été captivé du début à la fin. C'est tellement généreux que j'ai été surpris qu'il y est une fin à la fête.

    carlophile, 14 Avr 2010
  • lapart

    Un de mes films favoris de McLaren / Lambart. Pure génie

    lapart, 7 Jan 2010