Célébrez l’Année internationale des langues autochtones (14 ans et +)

Célébrez l’Année internationale des langues autochtones (14 ans et +)

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a proclamé 2019 Année internationale des langues autochtones (IY2019) « afin d’attirer l’attention sur elles, pas seulement dans l’objectif d’en faire bénéficier les peuples utilisant ces langues, mais aussi pour que les autres apprécient l’importante contribution qu’elles apportent à la riche diversité culturelle de notre monde » (site web UNESCO IYIL2019).

Au Canada seulement, environ 230 000 Autochtones parlent couramment un ou plusieurs des 60 dialectes regroupés en 12 familles linguistiques. La plupart de ces langues sont considérées par l’UNESCO comme vulnérables ou menacées, voire sérieusement menacées de disparition. Parmi celles-ci figurent plusieurs dialectes de l’inuktitut, proclamé en 1984 langue officielle des Territoires du Nord-Ouest, du Labrador et du Nunavut. La langue joue un rôle important dans l’identité, le savoir et la culture. Qui plus est, dans les cultures autochtones, la langue maternelle sert aussi à préserver et à transmettre les traditions.

En 2015, le Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) expliquait aux populations du Canada et du reste du monde que les langues autochtones sont menacées de disparition en raison des actes génocidaires des pensionnats indiens. Dans ses 94 appels à l’action, la CVR demande notamment la reconnaissance des droits linguistiques autochtones pour préserver les langues des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

L’Office national du film du Canada a entendu les appels à l’action de la CVR et a élaboré un plan d’action en vue d’y donner suite. Nous sommes déterminés à contribuer à la préservation et à la revitalisation des langues autochtones en créant et en mettant à disposition de nouvelles versions en langues autochtones de titres de notre collection de films autochtones, laquelle témoigne avec éloquence de la relation essentielle qu’entretiennent les premiers peuples avec leurs langues. Les films de notre sélection sont offerts en différentes langues autochtones : inuktitut, nakota (assiniboine), mohawk, cri et atikamekw. Regardez, écoutez et apprenez avec nous : vous entendrez certaines des plus belles langues du monde.

Joignez-vous à nous pour célébrer les langues autochtones mises à l’honneur dans cette riche sélection de films de l’ONF!

  • To Wake Up the Nakota Language (Nakota Version)
    2017|6 min

    Dans toute l’Amérique du Nord, les langues autochtones risquent de disparaître. «Quand tu ne connais ni ta langue ni ta culture, tu ne sais pas qui tu es», affirme Armand McArthur, l’une des dernières personnes à parler couramment le nakota dans la bande Pheasant Rump Nakota, sur le territoire du Traité no 4, dans le sud de la Saskatchewan. En prévision de l’avenir, l’homme de 69 ans est déterminé à revitaliser sa langue pour sa communauté et les générations futures. Dans une salle de classe où les gens de tous âges se rassemblent pour partager savoir et mode de vie dans de grands éclats de rire, il ravive le lien avec la terre qui fut pendant des siècles le domaine de ses ancêtres.

  • Three Thousand (Inuktitut Version)
    2017|14 min

    Ce film expérimental fait appel aux plans d’archives et à l’animation pour faire connaître 3000 ans de culture inuite en trois chapitres : le passé, le présent et l’avenir.

  • Nowhere Land (Inuktitut)
    2015 | 15 min
    Lorsque Bonnie Ammaaq était petite, ses parents ont fait leurs bagages, l’ont emballée avec son frère sur un long traîneau couvert de fourrures, qu’on appelle qamutik, et ont quitté la communauté gouvernementale d’Igloolik pour vivre de la terre, comme tant de générations d’Inuit l’avaient fait avant eux. Pendant onze ans, leur maison n’était pas la petite cabane du « camp éloigné », mais tout le territoire vaste, sauvage et spectaculaire qui s’étendait au-delà du pas de la porte. Entre-deux est une élégie silencieuse dédiée à un mode de vie qui n’existe désormais que dans les souvenirs de Bonnie, de son frère et de ses parents, ainsi que dans ceux d’autres encore vivants qui en ont fait l’expérience. Pour eux, la grande toundra sauvage n’était pas juste un endroit où vivre, c’était « quelque part », alors que la communauté d’Igloolik – leur demeure depuis ce temps –, avec ses motoneiges assourdissantes, ses plats paysages enneigés et la cohue du quotidien, c’est proprement « nulle part ».
  • Qimmit: A Clash of Two Truths (Inuktitut Version)
    2010|1 h 8 min

    Dans ce long métrage documentaire, deux cinéastes inuits cherchent à savoir comment et pourquoi le chien de traîneau a disparu dans les années 1960, un mystère qui a laissé de terribles cicatrices dans tout l'Arctique canadien. Chez les Inuits, le chien de traîneau représente non seulement une façon de vivre, mais aussi un lien profond, persistant, à la terre. Entre les années 1950 et 1970, le mode de vie semi-nomade des Inuits a pratiquement disparu. Les familles se sont regroupées et fixées. La population de chiens de traîneau a diminué si bien qu’il n’en resté que quelques centaines. Les Inuits sont nombreux à croire que leurs bêtes ont été tuées par la Gendarmerie royale, mandatée par le gouvernement fédéral pour vider le territoire de ses habitants et les « civiliser ». La GRC récuse ces histoires, soutenant qu'elles sont pure invention ou le résultat d'un malentendu culturel.

  • History of Manawan - Part One - Atisokan nte Manawanik nistam kenokok (Atikamekw Version)
    1972|20 min

    « Ce n’est pas comme autrefois. » Ces mots de César Néwashish résonnent tout au long de ce court métrage qui explore l’histoire de la communauté attikamek de Manawan. Son nom date de moins d’un siècle, mais Manawan incarne ce qu’ont vécu de nombreuses communautés autochtones du Canada. Alors qu’ils suivaient librement leurs coutumes sur un vaste territoire, ces Attikameks ont fini par être confinés dans la réserve de Manawan par les Européens, qui ont aussi restreint leurs pratiques culturelles. Ce court métrage fait partie de la série Manawan réalisée par Alanis Obomsawin.

  • History of Manawan - Part Two - Atisokan nte Manawanik minowach kenokok (Atikamekw Version)
    1972|21 min

    L’aîné attikamek César Néwashish poursuit l’histoire de la communauté de Manawan entamée dans L’histoire de Manawan : Première partie. Tandis que les traditions chrétiennes et européennes s’enracinent de plus en plus dans la communauté – soutenues en cela par les pensionnats indiens et les politiques d’assimilation radicales du gouvernement – des changements de culture selon toute apparence irréversible commencent à se produire. Malgré ces difficultés, la communauté continue d’aller de l’avant. Ce court métrage fait partie de la série Manawan réalisée par Alanis Obomsawin.

  • Kanehsatake 270 Years of Resistance (Mohawk Version)
    1993|1 h 59 min

    En juillet 1990, un litige autour d'un terrain de golf qui serait construit sur des terres kanien'kéhaka (mohawks) à Oka ouvrait la voie à une confrontation historique qui ferait les manchettes internationales et s'imprimerait dans la conscience collective du pays. La réalisatrice Alanis Obomsawin – tantôt avec une petit équipe, tantôt seule – a passé 78 jours derrière les barricades kanien'kéhaka pour filmer l'affrontement armé entre les manifestants, la Sûreté du Québec et l'armée canadienne. Sorti en 1993, ce documentaire phare a été vu dans le monde entier, remportant plus d'une douzaine de prix internationaux et entrant dans l'histoire du Festival international du film de Toronto, où il est devenu le premier documentaire à remporter le prix du meilleur long métrage canadien. Jesse Wente, directeur du Bureau des productions audiovisuelles autochtones, en parle comme d'un « moment charnière dans l'histoire du cinéma des Premiers Peuples ».

  • Breaths (Inuktitut Version)
    2016|4 min

    « Le Grand Nord est le lieu où je me sens parfaitement moi-même. » Dans ce court métrage documentaire évocateur, l’Inuk Susan Aglukark, auteure-compositrice-interprète et humanitaire, entremêle des histoires d’artiste, de famille et d’appartenance en explorant les changements culturels complexes qui se sont produits dans la vie inuk depuis une cinquantaine d’années. Braquant sa lentille sur les turbulences causées par la transition coloniale, la réalisatrice Nyla Innuksuk examine les forces qui ont modulé la voix de la chanteuse et comment cette voix se traduit maintenant dans la nouvelle génération d’artistes inuit.

  • The People of the Kattawapiskak River - Katawapiskak Sipiwi Ininiwak (Cree Version)
    2013|50 min

    Les membres de la Première Nation d'Attawapiskat, une communauté crie du nord de l'Ontario, ont été poussés sous les feux des projecteurs en 2012 lorsque le dénuement de la vie dans leur réserve est devenu un sujet de débat national. Dans ce documentaire, la réalisatrice abénaquise Alanis Obomsawin capte discrètement les histoires de cette communauté, mettant en lumière un passé de dépossession et d'indifférence de la part des pouvoirs officiels. « L'objectif principal d'Alanis Obomsawin est de nous faire voir les gens d'Attawapiskat différemment, a écrit Robert Everett-Green dans The Globe & Mail. En fin de compte, l'accent n'est pas tant sur les images que sur l'écoute – la première étape pour changer la conversation ou la rendre possible. » Gagnant du prix Donald-Brittain 2013 du meilleur documentaire social/politique, il fait partie d'un cycle de films que la cinéaste a réalisés sur le bien-être et les droits des enfants.

  • Wapikoni Mobile 2008 - Tshitashun (Chiffre)
    2009|3 min

    À Betsiamites, tout le monde dit les chiffres en français plutôt qu'en innu. Un film sympathique qui vous aidera à comprendre pourquoi! Depuis 2004, le Wapikoni mobile donne aux jeunes des Premières nations du Québec l’occasion de s’exprimer par le biais de réalisations vidéo et musicales

  • Innu-Aimun - La langue Innue

    Un très beau clip où le groupe Uashtushkuau chante, en innu, avec talent et émotion, l'importance de préserver les langues autochtones.

  • Ameshkuatan - Les Sorties du castor

    Des Montagnais de la basse Côte-Nord se rappellent leur vie libre d'autrefois - alors qu'ils vivaient principalement de la chasse au castor - et la comparent à celle d'aujourd'hui. En montagnais, avec sous-titres français.