Rouli-roulant

Documentaire qui saisit sur le vif des jeunes sur leurs planches à roulettes. Aussi populaire en 1965 qu’en 2009, ce sport sur une jambe ou deux offre un beau spectacle mais une loi l’interdit dans la rue. Le cinéaste a capté leur soif de liberté.

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Commentaires

  • sLapointe

    «Excellent film que j'adore regarder à l'occasion. J'ai toujours aimé les films de skateboard et celui-çi a toujours été pour moi "le premier". Mais j'étais dans l'erreur. Pour les curieux, voici quelques informations et coïncidences relatives à ce film sur lequel je me suis penché un peu trop longtemps ce soir et cette nuit mais avec pour résultat des trouvailles qui pourraient sans doute intéresser quelques nerds. Je crois que c'est relativement intéressant entre autres sur le plan de notre patrimoine cinématographique (social aussi peut-être...) et de la place que notre cinéma semble prendre timidement sur le plan international récemment. On parle généralement de Jutra comme un de nos grands cinéastes, il me semble qu'ici, il est peut-être passé assez près (mais pas tout à fait) d'un prix à Cannes et d'une soirée à boire du champagne avec Vanessa Redgraves, Claude Lelouch, Orson Welles, Jeanne Moreau... (Pourquoi pas?) On lit souvent à propos de ROULI-ROULANT (The Devil's Toy en anglais) qu'il est "l'un" des premiers films sur le skateboard mais jamais plus de détails. N'en ayant jamais trouvé de plus ancien jusqu'à maintenant, j'ai pensé longtemps qu'il pouvait effectivement être le premier. Après plusieurs années non pas de recherches mais disons de curiosité sur le sujet, je suis tombé sur ce court-métrage de 1965, SKATERDATER, réalisé par Noel Black qui a été nominé et qui a remporté plusieurs prix dont un à Cannes, le Prix de la Commission Supérieure Technique 1966, Ex-aequo avec CAMPANADAS A MEDIANOCHE de Orson Welles. http://www.festival-cannes.com/fr/archives/1966/awardCompetition.html Bref, encore un phénomène de synchronie ou de simultanéité, Jutra a fait un court film en 66 qui ressemble étrangement à un autre court film qui a gagné à Cannes en 66. Semblables par le sujet et par certains type de plans mais aussi par le propos, qui prend toutefois une forme assez différente dans l'un et l'autre. En tout cas, la comparaison vaut la peine. Ces deux films, mettant en scène des jeunes et le skateboard qui est très nouveau à l'époque, ont été tournés à peu près en même temps. Chez Black (qui réalisera ensuite quelques épisodes de Hawaii Five-O et de Twilight Zone notamment, on n'est pas dans le même registre), le propos sur la jeunesse est frais, léger, la forme est intéressante, le dialogue presque absent. Il y a aussi une fontaine et une belle blonde. Chez Jutra, on sent plus de profondeur (et donc moins de fraîcheur), de rigueur malgré la spontanéité, une perspective politique, un ton documentaire, un commentaire social, c'est moins "cute", on sent Jutra qui revient de Paris... Il n'y a pas de fontaine et on voit beaucoup de figures d'autorité. À vous de juger lequel vous préférez, j'aime les deux pour différentes raisons, mais je me demande quand-même ce qui serait advenu si certains films de Jutra, comme ROULI-ROULANT par exemple, avaient circulé un peu plus autour du monde dans le circuit des festivals. On regarde sa fiche et on ne trouve à peu près que des nominations et des prix au Canadian Film Awards... Pas assez de copies pour en envoyer à Berlin ou à Cannes? Bref, aurait-il eu une chance ailleurs, ce genre de film était-il soumis régulièrement à des festivals, est-ce que son film est trop lourd et grave comparé à SKATERDATER? SKATERDATER: https://vimeo.com/10767229 » — sLapointe, 11 Jul 2013

  • carlophile

    «À cause du sujet, on dirait un film sans trop d'importance et pourtant, c'est tout de même un petit bijou, en humour notamment. Au début, on croirait qu'on explique le rouli-roulant à des martiens en visite. Un film du jeune cinéaste Claude Jutra et pourtant encore, quelque chose d'inventif, d'imaginatif, même dans la façon de présenter les images, entre autres le rouli-roulant sur le dos présenté comme s'il se pratiquait au plafond. Et la chanson interprétée par Geneviève Bujold, très agréable. Une belle découverte toute simple.» — carlophile, 3 Mai 2010

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Générique du film

réalisateur
Claude Jutra
scénario
Claude Jutra
producteur
Marcel Martin
images
Michel Brault
son
Sidney Pearson
montage
Werner Nold
narration
Charles Denner
chanson
Geneviève Bujold
musique
Pierre F. Brault

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