Alanis Obomsawin – Prix Albert Tessier 2016

Alanis Obomsawin – Prix Albert Tessier 2016

Le prix Albert-Tessier 2016, la distinction la plus prestigieuse accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine du cinéma, est attribué à la cinéaste Alanis Obomsawin. Véritable légende du cinéma autochtone, une des plus éminentes documentaristes du Canada, la réalisatrice et productrice abénaquise a signé près d’une trentaine de films à l’ONF. Depuis une cinquantaine d’années, ses films mettent en lumière les enjeux auxquels sont confrontés les Autochtones du Canada.

Afin de souligner sa longue et fructueuse carrière nous avons compilé une sélection de certaines de ses œuvres les plus influentes et les plus puissantes.

Marc St-Pierre

Marc St-Pierre a étudié le cinéma, le théâtre et la philosophie. Il est conservateur de collection à l’Office national du film du Canada depuis 2004.

  • Le peuple de la rivière Kattawapiskak
    2012|50 min

    Alors qu'Attawapiskat déclare l'état d'urgence à la suite d'une vague de tentatives de suicide, visionnez ce documentaire-choc d'Alanis Obomsawin sur la crise du logement qui sévit dans la communauté.

  • Kanehsatake, 270 ans de résistance
    1993|1 h 59 min

    Pendant 78 jours, la cinéaste Alanis Obomsawin a tourné des images du conflit armé opposant les Mohawks à la Sûreté du Québec et l'Armée canadienne. Replongez au coeur de de la crise d'Oka avec ce documentaire percutant.

  • Richard Cardinal : le cri d'un enfant métis
    1987|29 min

    Richard Cardinal s’est suicidé à l'âge de 17 ans, après avoir passé la plus grande partie de sa vie dans de nombreux foyers d'accueil et refuges un peu partout en Alberta. Dans ce court documentaire, la réalisatrice abénaquise Alanis Obomsawin tisse, à partir d'extraits du journal intime du jeune homme, un puissant hommage à sa courte vie. Sorti en 1984 – des décennies avant la Commission de vérité et de réconciliation –, le film a révélé la négligence systémique et les mauvais traitements dont les enfants autochtones sont victimes dans le système canadien de protection de l'enfance. Lauréat du prix du meilleur documentaire de l'American Indian Film Festival en 1986, le film a été projeté au Museum of Modern Art de New York en 2008 dans le cadre d'une rétrospective consacrée à Alanis Obomsawin et continue d'être diffusé dans le monde entier.

  • Les événements de Restigouche
    1984|45 min

    Documentaire d'Alanis Obomsawin sur un événement de brutalité policière survenu à Restigouche. Juin 1981 : une affaire de règlements de pêche au saumon met le feu aux poudres.

  • La survie de nos enfants
    2003|1 h 36 min

    Dans ce long métrage documentaire, la cinéaste et artiste autochtone Alanis Obomsawin démontre la détermination et la ténacité du peuple mi'gmaq de Listuguj qui désire gérer lui-même les ressources naturelles de son territoire traditionnel. La survie de nos enfants offre une perspective contemporaine sur la lutte que poursuit le peuple mi'gmaq et sur sa victoire définitive, dont le point culminant est le « Prix pour la rivière la mieux gérée » accordé à la communauté par le gouvernement même qui refusait de reconnaître ses droits traditionnels.

  • La Couronne cherche-t-elle à nous faire la guerre?
    2002|1 h 36 min

    Voyez ce documentaire sur la petite communauté autochtone d'Esgenoopetitj, ou Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, à qui le gouvernement canadien semble avoir déclaré la guerre à l’été 2000.

  • Waban-Aki : peuple du soleil levant
    2006|1 h 44 min

    Long métrage documentaire réalisé par Alanis Obomsawin, qui retourne à son village natal d’Odanak. En récoltant des témoignages d’anciens et en discutant avec des acteurs importants de la communauté, la réalisatrice dresse un portrait de son peuple, reflétant les luttes menées par les différentes nations autochtones qui habitent le territoire. Travail de mémoire et d’espoir.

  • Je m'appelle Kahentiiosta
    1996|29 min

    Kahentiiosta était à Kanehsatake, du début à la fin de la crise. Le film décrit ce qu'elle y a vécu, puis surtout sa comparution au tribunal parce que le Procureur général n'acceptait pas son nom mohawk et enfin sa vie et celle d'autres «warriors» au camp militaire de Farnham.

  • Professeur Norman Cornett : « Depuis quand ressent-on l'obligation de répondre correctement au lieu de répondre honnêtement? »
    2009|1 h 20 min

    Long métrage documentaire sur Norman Cornett, professeur à l’Université McGill, qui s’est acquis au fil des ans l’affection et le respect de beaucoup d’étudiants avec ses méthodes non conventionnelles. Manifestant une rigueur intellectuelle incontestable, il aborde les sujets les plus variés : soins palliatifs, improvisation en jazz, Premières nations, etc. Congédié en 2007, il est le protagoniste d’un hommage senti d’Alanis Obomsawin, figure marquante du cinéma autochtone que l’éducation et la jeunesse intéressent depuis longtemps.