Le vécu des Noirs au Canada : une riche histoire

Le vécu des Noirs au Canada : une riche histoire

Pour souligner l’histoire des Canadiennes et Canadiens noirs, nous vous proposons une sélection de films de l’ONF qui dépeignent les différentes facettes du vécu dans les diverses communautés noires du pays. Ces incroyables récits qui allient force, courage et persévérance face à l’adversité ne figurent pas souvent dans les manuels d’histoire courants. Les communautés et les cultures des Noirs font partie de l’histoire du Canada depuis ses tout débuts, mais, malheureusement, l’apport de ce segment de la population et les leçons qu’on peut en tirer sont rarement étudiés dans les écoles primaires et secondaires.

Notre sélection ne fait qu’effleurer un bilan social aussi riche, mais ces films couvrent le pays tout entier et explorent une foule de sujets. Âme noire (2001), de la célèbre animatrice canadienne d’origine haïtienne Martine Chartrand, offre un survol artistique de l’histoire et de la culture noires, de ses origines africaines à aujourd’hui. Le documentaire Golden Gloves nous fait découvrir la vie et l’entraînement de boxeurs amateurs à Montréal en 1961, parmi lesquels le boxeur noir Ronald Jones.

À Halifax, des élèves du secondaire développent l’estime de soi et luttent contre le racisme dans Dites-le! Être jeunes et noirs en Nouvelle-Écosse (1992), réalisé par la cinéaste pionnière et enseignante Sylvia Hamilton. Avec Au nom des morts (2000), Jennifer Holness et Sudz Sutherland montrent que les efforts de restauration d’un ancien cimetière de la communauté noire en Ontario rural ravivent de profondes blessures dont personne ne veut parler.

Les films de cette sélection sont parmi les plus importants portraits du vécu des Noirs produits par l’ONF et brossent un tableau d’un segment dynamique de notre société en constante évolution.

  • Rebond
    campus 2004 | 29 min

    Ce court métrage documentaire suit la quête personnelle du réalisateur Hubert Davis, qui explore comment les décisions de son père, l'ancien joueur de basketball Mel Davis, ont marqué sa vie. Structuré en trois chapitres intitulés « Amour », « Souvenirs » et « Rédemption », ce film est une œuvre intime puissante sur la famille et les liens père-fils.

  • Au nom des morts

    À Priceville, en Ontario, des descendants des premiers colons entreprennent de restaurer un ancien cimetière de la communauté noire, enseveli par un cultivateur dans les années 1930. Nous assistons dans ce documentaire aux événements lourds d’émotions qui entourent l’excavation du cimetière, exhumant du même coup de troublantes vérités sur l’histoire des Noirs au Canada. En anglais avec sous-titres français.

  • Golden Gloves
    1961|27 min

    Documentaire sur le tournoi annuel de la boxe amateur au Québec, lequel sanctionne la valeur des jeunes recrues. Les vainqueurs sont admissibles à participer aux Jeux de l'Empire et peut-être même aux Jeux olympiques. Des images saisissantes font découvrir une partie du profil psychologique de ces jeunes amateurs de boxe.

  • Neuvième étage
    2015|1 h 21 min

    Long métrage documentaire de Mina Shum sur un tournant dans les relations raciales canadiennes et l’un des épisodes les plus contestés de l’histoire de la nation. À Montréal, un groupe d’étudiants issus des Caraïbes soupçonnent leur professeur de racisme et occupent une section de l’école en guise de protestation. Des décennies plus tard, les acteurs principaux du mouvement de contestation se remémorent les événements, cherchant à comprendre ce qui s’est passé et à mesurer le progrès réalisé depuis.

  • Notes d’espoir
    2016|1 h 25 min

    Ce long métrage documentaire brosse le portrait vivant et plein de délicatesse d’une communauté forcée de déménager. Au cœur du récit se trouve une jeune fille noire de 12 ans, aussi perspicace que lumineuse, qui, au fil de ses bouleversantes observations sur la vie, l’âme et la puissance de l’art, se fait la porte-parole des gens que la société réduit souvent au silence. Notes d’espoir témoigne en images du besoin universel de trouver sa voix et son appartenance.

  • Âme noire
    2000|9 min

    Une animation qui convie le spectateur à une plongée au coeur de la culture noire, à un rapide et exaltant voyage à travers les lieux qui ont marqué l'histoire de ces peuples. Le récit que transmet une vieille dame à son petit-fils fait défiler sous nos yeux une succession de tableaux peints directement sous la caméra, accompagnant l'enfant sur les traces de ses ancêtres.

  • Village mosaïque Côte-des-Neiges, Montréal
    1996|50 min

    Documentaire sur le quartier multiethnique Côte-des-Neiges à Montréal, au Québec. Plus de 75 groupes ethniques s'y côtoient au rythme trépidant des sons et des couleurs. Un jour, Lucie Lachapelle est allée frapper aux portes qui l'isolaient de ses voisins pour en tirer un film dense et vibrant qui parle de liberté et de déracinement. Un film au regard sensible sur fond de musique urbaine composée par le jazzman montréalais Harold Faustin.

  • La cité invisible
    campus 2009 | 1 h 15 min

    La cité invisible, dont le tournage s’est déroulé sur trois ans, relate l’émouvant passage de deux garçons à l’âge adulte. Alors que leur mère et leurs mentors souhaitent leur inculquer la volonté de réussir, le milieu et la pression sociale les poussent à faire de mauvais choix. Le candidat aux Oscars et réalisateur Hubert Davis braque sa caméra sur un quartier défavorisé trop souvent oublié pour dépeindre avec sensibilité la pauvreté et les problèmes raciaux qui constituent l’envers de l’urbanité.

  • 24 jours à Brooks
    2007|42 min

    Affluant par milliers à Brooks, en Alberta, pour travailler à l'abattoir local, les immigrants ont radicalement transformé le visage de cette petite ville. 24 jours à Brooks relate les vingt-quatre jours de la première grève jamais déclenchée à l'abattoir et illustre que des travailleurs immigrants et non immigrants peuvent faire cause commune au nom du respect, de la dignité et du changement.

  • Haïti (Québec)
    1985|59 min

    Long métrage documentaire sur la communauté haïtienne de Montréal. Les Haïtiens vivant au Québec sont plus de 40 000, en grande majorité installés sur l'île de Montréal, où ils sont souvent la cible de préjugés, d'hostilité et de mépris. Ce film veut catalyser notre attention, en nous prenant à témoin de cette réalité cruelle. Pourtant, s'ils ont quitté leur terre d'origine, c'était pour fuir la répression, la pauvreté, et trouver ailleurs - chez nous - une vie meilleure. L'ont-ils trouvée? Peut-être ont-ils obtenu ici du travail ainsi que le droit de parler et d'agir librement. Mais sont-ils compris, aimés et respectés pour autant?

  • Le quatuor de l'exil
    1994|58 min

    À Toronto, quatre jeunes réfugiés somaliens terminent leur secondaire, Qu'ont-ils apporté avec eux? Qu'ont-ils trouvé au Canada? Leurs témoignages, sur nous et sur eux-mêmes, entrecoupés de métrage d'actualités et de séquences d'une création théâtrale dans laquelle ils mettent toute leur âme, les rendent immédiatement attachants et font basculer plusieurs préjugés entretenus envers les réfugiés. Un film qui donne envie de faire plus ample connaissance.

  • MacPherson
    2012|10 min

    Ce court métrage d'animation de Martine Chartrand (Âme noire) raconte le lien d'amitié tissé au Québec, vers 1933, entre Félix Leclerc et Frank Randolph Macpherson, un ingénieur-chimiste jamaïcain qui inspira au célèbre poète une chanson sur la drave. Entre fiction et documentaire, à travers des séquences porteuses d’Histoire et autour de la mise en images de la chanson, la cinéaste réalise une animation de peinture sur verre, évoquant avec délicatesse les sentiments qui auraient lié l’ingénieur et l’une des sœurs du poète.

  • Oumar 9-1-1
    1998|53 min

    Documentaire qui fait le portrait d'un Montréalais originaire du Burkina Faso. Devenu essentiel à la communauté de son quartier, Oumar le mécanicien est au centre de la vie collective. Au-delà d'une panne, on échange autour des grandes questions : du féminisme à la polygamie, de la politique à la religion. Dans huit mois, le grand frère ira visiter sa famille après six ans d'absence et c'est pour cette raison qu'il cherche des centaines de cadeaux. Chez lui, quand on quitte les siens, c'est pour trouver la richesse...

  • Au nom de la mère et du fils
    2005|52 min

    Portrait documentaire du quartier Saint-Michel, à Montréal, à travers le parcours de deux jeunes d'origine haïtienne. Alors que leurs parents ont quitté Haïti pour le Canada et ont dû repartir à zéro, James et Le Voyou cherchent eux aussi à prendre leur envol. Les deux jeunes hommes lancent un cri du coeur aux femmes haïtiennes qui, comme leurs mères, ont tant sacrifié pour procurer à leurs enfants un avenir meilleur.

  • Histoire de sable
    2004|48 min

    Ce documentaire du cinéaste Hyacinthe Combary fait le lien entre les cultures africaine et autochtone. Dans un monde où valeurs et traditions tendent à disparaître, un immigrant québécois tente de renouer avec la tradition de son ethnie, les Gourmantchés. Il suivra la piste autochtone du Québec. À partir de Montréal, son film nous mènera dans des réserves autochtones, au cœur de la tradition animiste de la nation attikamek. Un point de vue personnel sur ce retour aux sources. Un voyage au sens propre et figuré au cœur de la forêt, de la mémoire et des traditions.

  • Le grand Jerome
    campus 2010 | 1 h 23 min

    Long métrage documentaire du réputé cinéaste Charles Officer, qui relate l'ascension, la chute et la rédemption d'Harry Jerome, sprinter hors du commun et l'un des plus grands athlètes du Canada. Malgré un parcours professionnel et personnel jalonné de triomphes et de malchances, Jerome a prouvé qu'il était un vrai champion tant sur la piste que dans la vie de tous les jours. Recourant à de magnifiques images monochromes, des entrevues et des séquences d'archives, Le grand Jerome relate la glorieuse histoire de ce que l'entraîneur de Jerome, le légendaire Bill Bowerman, avait qualifié de « plus grand retour de l’histoire de l’athlétisme ».

  • La couleur de la beauté
    2010|17 min

    Renee Thompson essaie de se tailler une place dans l’univers des grands mannequins à New York. Elle est belle, ambitieuse et possède la démarche des mannequins. Or, elle est noire et dans cet univers, la femme blanche représente le canon de la beauté. Les agences recrutent rarement des mannequins de race noire. Et lorsqu’elles le font, elles veulent des filles qui ressemblent à « des blanches saucées dans le chocolat ».

    Ce film a été produit dans le cadre du projet La tête de l’emploi par l’Office national du film du Canada, avec la participation de Ressources humaines et développement des compétences Canada.