Le cinéma autochtone en classe pour l’apprentissage professionnel

Le cinéma autochtone en classe pour l’apprentissage professionnel

Ces films sont destinés aux enseignants et aux parents qui souhaitent en apprendre plus sur les réalités et les histoires des peuples autochtones. Puissants, politiques et profonds, ils susciteront et alimenteront les conversations sur l’identité, la famille, la communauté et la notion de nation. Ils comprennent les œuvres saluées d’Alanis Obomsawin, de Gil Cardinal et d’autres cinéastes autochtones, dont des titres de la série Société nouvelle.

Le cinéma autochtone en classe est une extension de notre série de projections publiques Aabiziingwashi (Bien éveillés) : Le cinéma autochtone en tournée. Cette programmation donne aux enseignants, aux élèves et aux parents la possibilité de voir des films sélectionnés parmi notre collection exceptionnelle de plus de 250 œuvres réalisées par des cinéastes autochtones. Nous avons créé des sélections de ces titres que nous avons regroupés par tranches d’âges et par thèmes de perfectionnement professionnel pour les enseignants.

Ces histoires portent sur une variété de sujets : barrage du pont qui traverse la réserve d’Akwesasne et qui relie le Canada et les États-Unis, protestations et barrages routiers, résistance, droits fonciers, droits de la personne, affirmation de ses droits, prévalence élevée du diabète au sein des communautés autochtones, médecine traditionnelle autochtone, roue médicinale, colonisation, savoir intergénérationnel, crise d’Oka, communautés mohawks de Kahnawake et de Kanehsatake qui s’opposent à l’armée canadienne et aux citoyens, pêcheurs micmacs, crise du logement d’Attawapiskat, mouvement « Finie l’inaction », hutte de sudation, fierté et dignité autochtones, préservation de la culture et de la langue, abus d’alcool et d’autres drogues et toxicomanie, placement en famille d’accueil, suicide, soins de santé mentale, identité métisse, adoption.

Les liens avec le programme d’étude sont notamment :
Études des Premières Nations, des Métis et des Inuit – Identité/Société/Histoire et politique, Éducation civique/À la citoyenneté – Gouvernements provincial et fédéral, Histoire et éducation à la citoyenneté – Libertés et droits civils, Économie domestique/Étude de la famille – Diversité des familles et défis/Relations, Diversité et pluralisme – Diversité dans les communautés, Santé et développement personnel – Résolution de problème et de conflit/Santé mentale, Géographie – Territoire, Sciences humaines – Politiques et programmes sociaux

  • Vous êtes en terre indienne

    Ce court documentaire de 1969 est l'une des œuvres les plus influentes et les plus diffusées à être issues de l'Indian Film Crew (IFC), première équipe de production entièrement autochtone de l'ONF. Il relate la manifestation, en 1969, des Kanien'kéhaka (Mohawks) d'Akwesasne, un territoire qui chevauche la frontière canado-américaine. Lorsque les autorités canadiennes décident de leur imposer des taxes sur leurs achats effectués aux États-Unis – contrairement à ce qui avait été établi par le traité Jay de 1794 –, les manifestants de Kanien'kéhaka bloquent le pont international entre l'Ontario et l'État de New York. Le réalisateur, Michael Kanentakeron Mitchell, est plus tard devenu le grand chef d'Akwesasne. En 2017, le film sera officiellement reconnu comme son œuvre. Vous êtes en terre indienne a été montré à travers le continent, aidant à mobiliser une nouvelle vague de militants autochtones. Il a notamment été projeté durant l'occupation d'Alcatraz, en 1970.

  • Le diabète : comme un cadeau

    Ce long métrage documentaire suit le combat que mène le cinéaste ojibway Brion Whitford, diabétique avancé, pour recouvrer la santé. On le voit alors qu’il s'initie à la roue médicinale, une approche holistique issue de la compréhension autochtone des liens qui unissent entre elles les dimensions physique, mentale, émotionnelle et spirituelle de la vie.

  • Pluie de pierres à Whiskey Trench
    2000|1 h 45 min

    Le 28 août 1990, un convoi de 75 voitures quitte le village mohawk de Kahnawake et traverse le pont Mercier en direction de Montréal, où il tombe sur une foule en colère qui lui lance des pierres. Les cibles de cet acte de violence sont les femmes, les enfants et les aînés mohawks qui quittent Kahnawake, craignant une avancée éventuelle de la part de l'armée canadienne. Dans Pluie de pierres à Whiskey Trench, les Mohawks de toutes générations se rappellent la terreur qu'ils ont éprouvée au son des éclats de verre jaillissant de partout. Les policiers avaient reçu l'ordre de ne procéder à aucune arrestation--et bien qu'étant en retrait pendant la volée de pierres, ils ont réussi à empêcher que la foule n'atteigne les voitures et n'en attaque les occupants. Pluie de pierres à Whiskey Trench est le quatrième d'une série de films majeurs signés Alanis Obomsawin sur la rébellion mohawk qui a secoué le Canada en 1990. Portrait social soigneusement documenté, Pluie de pierres à Whiskey Trench évoque les événements qui ont mené à l'attaque du 28 août et à ses suites. Il fouille également l'histoire de Kahnawake et les conséquences sociales de l'appropriation des parcelles de terrain qui ont réduit progressivement la superficie initiale du territoire mohawk de plus des deux tiers au cours des 300 dernières années. En faisant un retour sur le passé, les résidants de Kahnawake reconnaissent que le temps et les cercles de guérison ont contribué à refermer leurs blessures. Mais personne ne voudra vraiment tourner la page avant longtemps.

  • La Couronne cherche-t-elle à nous faire la guerre?
    2002|1 h 36 min

    Long métrage documentaire sur la petite communauté autochtone d'Esgenoopetitj, ou Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, à qui le gouvernement canadien semble avoir déclaré la guerre à l’été 2000. Comment expliquer cette attaque? Pourquoi des officiers du gouvernement canadien ont-ils recours à un tel comportement envers des citoyens qui exercent un droit reconnu par le plus haut tribunal du pays?

  • Le totem d'origine de G'psgolox
    2006|1 h 10 min

    En 1929, un totem mortuaire appartenant au peuple Haisla, le G'psgolox, est coupé et emmené en Europe. Il est retrouvé en 1991 dans un musée de Suède. Ce long métrage documentaire relate les efforts des Haisla du village de Kitamaat pour récupérer le précieux objet.

    Version originale anglaise avec sous-titres français.

  • Le peuple de la rivière Kattawapiskak
    2012|50 min

    Les membres de la Première Nation d'Attawapiskat, une communauté crie du nord de l'Ontario, ont été poussés sous les feux des projecteurs en 2012 lorsque le dénuement de la vie dans leur réserve est devenu un sujet de débat national. Dans ce documentaire, la réalisatrice abénaquise Alanis Obomsawin capte discrètement les histoires de cette communauté, mettant en lumière un passé de dépossession et d'indifférence de la part des pouvoirs officiels. « L'objectif principal d'Alanis Obomsawin est de nous faire voir les gens d'Attawapiskat différemment, a écrit Robert Everett-Green dans The Globe & Mail. En fin de compte, l'accent n'est pas tant sur les images que sur l'écoute – la première étape pour changer la conversation ou la rendre possible. » Gagnant du prix Donald-Brittain 2013 du meilleur documentaire social/politique, il fait partie d'un cycle de films que la cinéaste a réalisés sur le bien-être et les droits des enfants.

  • La Maison Poundmaker - La Voie de la guérison
    1988|29 min

    Le Poundmaker's Lodge, à Edmonton, est un centre de réhabilitation pour alcooliques et toxicomanes autochtones. Aidés par leurs semblables et renouant avec les traditions et les valeurs chères à leur peuple, ils y apprennent à redécouvrir l'estime de soi. Ce film dépeint aussi les causes multiples, souvent liées à l'influence des Blancs sur leur histoire, qui les ont conduits là. Il comporte également le récit de témoignages percutants et bouleversants. En anglais, avec sous-titres français.

  • Richard Cardinal : le cri d'un enfant métis
    1987|29 min

    Richard Cardinal s’est suicidé à l'âge de 17 ans, après avoir passé la plus grande partie de sa vie dans de nombreux foyers d'accueil et refuges un peu partout en Alberta. Dans ce court documentaire, la réalisatrice abénaquise Alanis Obomsawin tisse, à partir d'extraits du journal intime du jeune homme, un puissant hommage à sa courte vie. Sorti en 1984 – des décennies avant la Commission de vérité et de réconciliation –, le film a révélé la négligence systémique et les mauvais traitements dont les enfants autochtones sont victimes dans le système canadien de protection de l'enfance. Lauréat du prix du meilleur documentaire de l'American Indian Film Festival en 1986, le film a été projeté au Museum of Modern Art de New York en 2008 dans le cadre d'une rétrospective consacrée à Alanis Obomsawin et continue d'être diffusé dans le monde entier.