Je t'aime. Harold.
Dans son tout dernier documentaire, Alan Zweig invite 20 personnes à prendre part à une série de conversations intimes et franches au sujet d’un deuil souvent passé sous silence et de ses suites. Reconnu pour cette capacité qu’il possède d’amener les gens à se confier, le cinéaste crée un espace dans lequel l’autre peut parler ouvertement du deuil, du souvenir et de la présence tenace de l’être cher qu’il ou elle a perdu. Chaque histoire se déroule de façon distincte : tantôt à la manière d’une quête, tantôt sous une forme contradictoire, le deuil est abordé non pas comme un état de fait immuable, mais comme une expérience vivante et fluctuante. Il en résulte un film profondément humain et à l’écoute des mots que l’on met sur le non-dit, révélateurs du poids de l’absence et de la douloureuse persistance du lien.