La réalité sino-canadienne

La réalité sino-canadienne

Résilience et persévérance : des qualités qui se trouvent associées à la réalité commune des membres de la diaspora chinoise. Dans leur pays d’adoption, les Sino-Canadiens en particulier ont dû composer, à divers degrés, avec le racisme politisé, les bouleversements émotionnels et les difficultés financières. Chacun de ces films et l’histoire qu’il raconte mettent toutefois en lumière la dignité, le sens de l’humour et la débrouillardise des protagonistes.

  • Le violon chinois
    2003|8 min

    Cet émouvant court métrage d’animation raconte l’histoire d’un père monoparental et de sa fille qui amorcent une nouvelle vie sur la côte ouest du Canada. Alors qu’ils s’efforcent de s’adapter à la culture canadienne, de trouver un équilibre et d’apprendre une nouvelle langue, leur parcours pour rebâtir leur vie se trouve provisoirement interrompu lorsque le père est victime d’un vol. S’ensuit une altercation au cours de laquelle son précieux violon se trouvera endommagé.

  • De la terre à la bouche
    2003|41 min

    « Ma » Lau King Fai et son fils dirigent la ferme Wing Wong, spécialisée dans la culture des légumes dont se compose habituellement la cuisine chinoise. Bien que son travail d’agricultrice à Newcastle, en Ontario, soit rude et solitaire, Ma puise dans cette solitude de la satisfaction et de la joie. Les ouvriers agricoles de la ferme familiale ne sont pas si différents de leurs employeurs : ils se trouvent eux aussi loin de chez eux et l’épuisement que provoque le travail des champs leur fait oublier tout sentiment d’isolement.

  • Un printemps
    2017|6 min

    Poussée par un besoin viscéral d’épanouissement, une jeune fille rêve de quitter le nid familial. Traits fins et transitions fluides empreignent Un printemps, première œuvre délicatement ouvragée de Keyu Chen.

  • Le zoo
    2018|11 min

    Inspiré d’un ours ayant réellement vécu au parc Stanley de Vancouver, Le zoo raconte l’histoire d’un petit ours polaire et d’un jeune Chinois qui lui rend visite, jusqu’à ce que chacun arrive au crépuscule de son existence. La réputée cinéaste Julia Kwan évoque de façon bouleversante les quartiers ethniques, l’embourgeoisement, l’abandon des aînés ainsi que la notion selon laquelle Le véritable chez-soi habite notre cœur.

  • Jaime Lo, petite et timide
    2006|7 min

    Court métrage d’animation de la série Les petits conteurs 2. Jaime Lo, jeune chinoise timide, considère son univers par le biais de ses dessins. Quand son père est muté à Hong Kong pour un an, Jaime se résout à faire preuve de créativité pour surmonter son absence. Cette histoire traitée sur un ton léger, de nombreuses familles immigrantes la partagent : un parent est obligé de travailler à l’étranger dans le souci de faire vivre sa famille restée au pays.

  • Advienne que pourra
    campus 2014 | 1 h 25 min
    Jadis grouillant d’animation, le quartier chinois de Vancouver s’étiole sous l’effet de l’embourgeoisement. Comme presque tous les autres quartiers chinois d’Amérique du Nord, il procurait autrefois la sécurité et la chaleur d’une communauté aux Chinois venus d’outre-mer, en particulier les célibataires qui avaient laissé leur famille derrière eux, au pays. Aujourd’hui, les commerces se heurtent à la hausse constante du prix des loyers et à une perte de clientèle. Vivement convoité, le quartier ne séduit pas en raison de son passé historique, mais des possibilités d’avenir qu’il offre. Ce film crève-cœur de Julia Kwan illustre la façon dont le développement intensif efface peu à peu l’histoire d’un des quartiers chinois les plus importants du Canada. !
  • L'héritage de monsieur Mergler
    2004|30 min

    Ce court métrage documentaire raconte l'histoire touchante d'une élève et de son maître. Daniel Mergler a entendu la bagatelle de Beethoven des centaines de fois. Mais, aujourd'hui, c'est différent. Étonné, le vieil homme écoute et son regard s'illumine. La jeune pianiste de neuf ans est Xin Ben, fille d'immigrants chinois. Le destin les a fait se rencontrer dans un parc de Montréal et a placé la jeune fille sous l'aile de ce professeur en fin de carrière. Elle sera sa dernière et sa plus remarquable élève.

  • Pâté chinois
    1997|52 min

    Fable documentaire qui bouscule les stéréotypes, ce road movie à l'humour ravageur part à l'assaut d'un continent désincarné sur les traces de l'immigration chinoise au Canada.

  • Voyage illusoire
    1997|52 min

    Long métrage documentaire sur l’écrivaine d’origine chinoise Ying Chen. De sa Chine natale, la jeune femme débarque à Montréal en 1989 pour y terminer des études de lettres françaises. Elle choisit d'y rester et ne pense plus qu'à une chose : écrire dans la langue de Molière. Trois romans plus tard, elle est aujourd'hui partie intégrante d'une nouvelle génération d'écrivains qui enrichissent la littérature québécoise. Fasciné par son parcours, le cinéaste Georges Dufaux accompagne la romancière jusqu'à Shanghai.

  • Des roses chantent sur la nouvelle neige
    2003|7 min

    Court métrage d'animation de la série Les petits conteurs. Maylin cuisine des plats savoureux au restaurant de son papa dans le quartier chinois, mais son père et ses frères en prennent tout le crédit. Lorsqu'un dignitaire arrive de Chine pour un somptueux banquet, le père lui sert un plat que Maylin a créé, Des roses chantent sur la nouvelle neige. Le visiteur est tellement impressionné qu'il en demande la recette! Après que ses frères aient sans succès tenté de la recréer, le père n'a d'autre choix que d'appeler sa fille. Maylin enseigne toutes les étapes au dignitaire. Après avoir goûté sa propre cuisine, l'homme se rend compte qu'il est incapable de réaliser le plat et que le chef constitue le plus important ingrédient! Maylin reçoit finalement le crédit qui lui revient pour avoir réussi à fusionner la cuisine du Vieux et du Nouveau Monde.

  • Le jour se lève sur la place Tienanmen
    1998|25 min

    Ce court métrage documentaire animé retrace la jeunesse du cinéaste Shui-Bo Wang dans la Chine de Mao. À travers de nombreuses archives visuelles de propagande et de photos de famille, le cinéaste revisite avec franchise et sans complaisance son parcours familial parfois trouble et les jalons de la Chine communiste (Grand Bond en avant, Révolution culturelle). Le jour se lève sur la place Tienanmen aborde les promesses d’une nouvelle société où personne ne sera laissé pour compte, mais dans laquelle l’adhésion la plus totale aux préceptes du régime signifiera la désignation, puis la neutralisation d’un ennemi commun. Sélectionné aux Oscars en 1998.