Long métrage documentaire explorant les relations entre policiers et groupes minoritaires à Montréal. La réalisatrice se questionne : comment se fait-il que malgré les études, les réformes, la police de quartier, l'égalité à l'emploi, le partenariat, l'embauche de civils spécialistes... les relations entre policiers et groupes minoritaires restent si mauvaises?
Arrivée au Québec en 1979, la cinéaste d’origine tunisienne Michka Saäl a toujours été sensible à la condition de l’immigrant. Que ce soit dans ses films de fiction ou ses documentaires, ses personnages, réels ou fictifs, se retrouvent chaque fois en situation d’apprivoisement d’une nouvelle vie. Ici, elle s’attaque à un sujet difficile : les relations entre la police de Montréal et les jeunes des groupes minoritaires, des rapports qui sont souvent teintés d’intolérance, de discrimination et de racisme. Tout en adoptant un point de vue nuancé, elle n’hésite pas à dénoncer la politique de tolérance zéro face au crime mise de l’avant par la police, car elle en cache une autre d’intolérance à l’égard des minorités.


Extrait de la sélection : La diversité culturelle : un regard en quatre temps

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  • Michael_Lessard

    Michael_Lessard

      «J'approuve les propos de Maurice Chalom (à la minute 70:09) quand il dit que la police représente la société et ses valeurs et donc qu'il faut que la police soit des citoyen.nes modèles ou justes. Quand une personne en crise profonde par exemple, ou un jeune itinérant qui est désespéré font face à des policier.ières qui usent d'insultes ou commettent sciemment des méfaits, l'impact peut être très tragique... On se retrouve avec des gens convaincus que la vie et la société ne valent pas la peine (suicide potentiel), alors qu'il faut plutôt offrir à tout le monde son espace de vie et de dignité. Pour moi, il est impératif que les citoyen.nes luttent pour que la police soit clairement sous le droit et donc susceptible de poursuites au civil et au criminel (même si des nuances s'imposent vu la nature difficile des interventions policières). Nous voulons un pays où règne le droit, mais c'est une oeuvre qui demande à être complétée.»

    10 Aoû 2010
  • Michael_Lessard

    Michael_Lessard

      «J'approuve les propos de Maurice Chalom (à la minute 70:09) quand il dit que la police représente la société et ses valeurs et donc qu'il faut que la police soit des citoyen.nes modèles ou justes. Quand une personne en crise profonde par exemple, ou un jeune itinérant qui est désespéré font face à des policier.ières qui usent d'insultes ou commettent sciemment des méfaits, l'impact peut être très tragique... On se retrouve avec des gens convaincus que la vie et la société ne valent pas la peine (suicide potentiel), alors qu'il faut plutôt offrir à tout le monde son espace de vie et de dignité. Pour moi, il est impératif que les citoyen.nes luttent pour que la police soit clairement sous le droit et donc susceptible de poursuites au civil et au criminel (même si des nuances s'imposent vu la nature difficile des interventions policières). Nous voulons un pays où règne le droit, mais c'est une oeuvre qui demande à être complétée.»

    10 Aoû 2010

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