L'industrie du ruban rose - (Bande-annonce) *À l'affiche dès le 3 février 2012*

Pour plus d'informations sur ce film, visitez cette page.

Le cancer du sein est devenu l’enfant chéri du marketing social. Des milliers de gens marchent, courent et consomment pour appuyer la cause. Chaque année, on amasse des millions de dollars au profit de la lutte au cancer du sein. Mais où va réellement tout cet argent et à quoi sert-il exactement?

Réalisé par Léa Pool et produit par Ravida Din, L'industrie du ruban rose est un long métrage documentaire de l’Office national du film du Canada qui explique comment la réalité dévastatrice du cancer du sein, que les experts en marketing considèrent comme une « cause de rêve », est occultée par la brillante histoire à succès du petit ruban rose.
 

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Commentaires

  • PAuclair

    PAuclair

      «Le message qu’a lancé la cinéaste Léa Pool à l’émission Tout le monde en parle concernant son documentaire « L'industrie du ruban rose » m’a fait pensé à l’article « Un marché florissant » publié par l’épidémiologiste Bernard-Simon Leclerc le 6 mai 2008 dans le Devoir. L’article a été archivé mais je le reproduis ci-dessous. …. Un marché florissant La Presse Le mardi 6 mai, on a pu voir l'édition du quotidien Métro de rose vêtue. On y apprenait qu'«une femme sur neuf risque d'avoir le cancer du sein au cours de sa vie». Cette information surprend, mais elle est appuyée par la Société canadienne du cancer et l'Institut national du cancer du Canada. Ce qui me frappe davantage, cependant, ce sont les manœuvres de l'industrie pour exploiter la terreur du cancer du sein, exacerber les passions, manipuler l'imagerie sociale et capitaliser à son avantage. Qu'il s'agisse d'acheter un bracelet ou un ruban rose ou de se laisser séduire par un produit «rose pour la cause» que nous offrent de nombreux magasins, le mot d'ordre semble être à la consommation et à la surenchère. Tout y passe, de la carte de crédit rose des banques aux M&M roses. Les entreprises tirent profit de l'effroi que ressentent les survivantes au cours des mois et des années qui suivent leur traitement, ainsi que de l'empathie que leur témoignent proches, amis et membres de la famille. Les besoins pécuniaires pour les soins et la recherche ne cessent de s'accroître. À l'inverse, les sommes qui y sont consacrées par les gouvernements sont de plus en plus rationnées. Le soutien financier du public et des entreprises est devenu indispensable. Les multiples causes se font compétition. Pas étonnant alors que l'on n'hésite plus à recourir aux services de firmes de marketing et que l'on use de stratagèmes pour toucher la corde sensible des gens. J'ai épilogué sur la publicité à l'égard de la lutte contre le cancer du sein pour souligner l'utilisation futée (entendre: jouer sur la peur et les émotions) des statistiques pour obtenir quelque chose, ici de l'argent. J'aurais pu tout aussi bien choisir un autre exemple. L'organe, éminemment investi d'une valeur affective forte, rend le dossier hasardeux. Néanmoins, je pense que la question nécessite un regard plus nuancé. Grand public Le calcul des probabilités n'étant pas à la portée des non-initiés, l'estimation fournie laisse croire au grand public - et aux principales intéressées elles-mêmes - qu'une femme quelconque court un pareil risque de se voir diagnostiquer un cancer du sein, indépendamment de son âge. Il n'en est rien. Toutefois, la publicité est percutante et, telle qu'énoncée, la donnée avancée est exacte même si l'intention est possiblement fallacieuse. Ce ne sont donc pas les spécialistes de la communication et encore moins les responsables des organisations caritatives et des fondations de recherche qui ont de grands besoins d'argent qui vont s'embarrasser à l'idée que le contenu du message pourrait être mal interprété. Qu'en est-il? Le «un pour neuf» constitue une probabilité globale pour une femme d'être atteinte d'un cancer du sein au cours de son existence entière. Or, le fait d'avoir traversé le cours du temps sans l'avoir contracté abaisse d'autant ses probabilités malgré que le risque augmente avec l'âge. Par exemple, bien que le risque qu'une femme soit atteinte d'un cancer du sein durant sa vie soit de 11%, le risque qu'une femme de 50 ans en souffre au cours des 10 années suivantes n'est que de 2,3%. De la même façon, le risque qu'une femme de 60 ans en soit atteinte avant l'âge de 70 ans n'est que de 3%. La même source soutient qu'une femme sur 27 (3,7%) risque d'être emportée par le cancer du sein, ce qui est cependant moins que ses risques de succomber à un cancer du poumon (1 sur 19). À titre comparatif, un homme court tout autant de risques d'être atteint d'un cancer de la prostate au cours de sa vie que le risque qu'encourt une femme d'être atteinte du cancer du sein. Défendons les causes qui nous tiennent à cœur, mais évitons de consommer pour le montrer! Bernard-Simon Leclerc »

    6 Fév 2012
  • Anick23

    Anick23

      «J’attendais depuis décembre la sortie du documentaire l’Industrie du Ruban Rose. J’avais déjà été victime de se genre de «fausse promo», sur un article dans un magasin de grande surface. Dans la salle bondée de 6 personnes âgées, j’ai cru entendre une dame pleuré pendant la diffusion. Il est évident de constater que le ruban rose est rendu un logo commercial, mais j’ai trouvé que le documentaire donnait l’effet contraire voulu. Personnellement, j’ai davantage ressenti des femmes qui n’ont pas besoin d’entendre ce genre de «gamique». Ces personnes âgées, dans la salle, sont probablement venues voir le documentaire en mémoire d’une proche. Ce groupe permet à des femmes de se retrouver entre elle et de partager leurs expériences. Le Ruban rose crée un sentiment d’appartenance incroyable. Bien que plusieurs compagnies aient utilisé le logo d’une façon profitable et aucunement sociale, je pense simplement que les gens doivent être plus conscients. Au sens où, avant d’acheter un article, de s’informer et d’utiliser au bon sens. Par exemple, lorsque PFK fait la promotion de la cause, PFK le distributeur de crise de cholestérol officiel, c’est relativement facile de réaliser que ce n’est pas utiliser à bon escient. J’adore l’ONF, mais je dois avouer que le documentaire m’a un peu déçu. »

    5 Fév 2012
  • fillesderachel

    fillesderachel

      «Depuis 2007 je me sentais très seule en France à dénoncer l'industrie autour d'Octobre Rose....En 2007 déjà j'ai fait venir la BREAST CANCER COALITION de BOSTON à BETHUNE grâce au Dr Annie SASCO Epidémiologiste Interationale qui m'avait mise en relation avec Erin Boles. Je suis plus qu'admirative du travail effectué à l'époque par Rachel CARLSON et "ses filles". Merci pour ce film.....et surtout je ne veux pour rien au monde rater la sortie du film. Je suis actuellement en train de mettre en place NOVEMBRE VERT à Marrakech.....pour contrer OCTOBRE ROSE. Merci. Michèle Zielinski past présidente de CAROLE ENTRAIDE CANCER à BETHUNE»

    29 Oct 2011
  • mantaray

    mantaray

      «Merci Catherine pour l'info. Je viens d'envoyer un courriel à l'adresse indiquée. Je ne manquerai sa sortie en Europe pour rien au monde! »

    26 Oct 2011
  • cperreault

    cperreault

      «Bonjour Rachel, Merci pour votre commentaire. Pour le moment, nous ne connaissons pas encore les dates de sortie du film L'industrie du ruban rose en Europe. Par contre, vous pouvez être tenue informée de toutes les activités entourant ce film en écrivant à l'adresse pinkribbonsinc@nfb.ca. On vous enverra par la suite tous les communiqués à cet effet. Bonne journée!»

    26 Oct 2011
  • mantaray

    mantaray

      «Enfin un documentaire sur ce sujet !!! Pouvez-vous m'indiquer si le film sortira dans les salles en France et quand ? Merci mille fois Léa d'avoir réalisé ce doc +++++ Rachel Campergue, auteur de "No Mammo? Enquête sur le dépistage du cancer du sein"»

    26 Oct 2011

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