Caprice en couleurs

Animation de génie signée Norman McLaren et Evelyn Lambart. Le trio Oscar Peterson interprète quelques pièces de son répertoire, alors que les cinéastes transcrivent ces sons avec, comme seuls guides, leur talent et leur libre imagination. Titres inscrits en plusieurs langues, sans commentaire. Animation sans paroles.
Adolescent, McLaren s’est intéressé à une forme d’art nommée « Colour-Music », qui consistait à créer des motifs mobiles par la projection de faisceaux lumineux colorés. À l’école des beaux-arts, McLaren et un autre étudiant du nom de Stuart McAllister avaient tenté de créer de tels effets en peignant des abstractions directement sur une pellicule 35 mm. (McAllister allait par la suite devenir un monteur réputé de films documentaires.) Ravi de l’expérience, McLaren savait néanmoins que les résultats étaient primitifs. Puis en 1936, à Londres, il voit le révolutionnaire Colour Box de Len Lye, peint à la main directement sur la pellicule. Le film n’influence pas McLaren, mais lui donne la confiance nécessaire pour continuer de dessiner sur la pellicule. Il lui faut toutefois attendre dix ans avant de pouvoir utiliser la pellicule trois couleurs, qui lui permettra de copier un original à plusieurs teintes peint à la main. Et quel original! Difficile, pour moi, d’imaginer un film de jazz plus satisfaisant que cette union des improvisations peintes à la main et des improvisations au piano d’un jeune Oscar Peterson.


Extrait de la sélection : McLaren : essais pratiques en animation

 

Plus

Discussion
Veuillez vous connecter pour ajouter votre commentaire
Vous n'êtes pas membre? Cliquez ici

Commentaires

  • CharlesArse

    CharlesArse

      «Carlophile je suis largement d'accord avec se que tu dis, mais j'aimerais changer un mot, c'est du SON en images ! »

    1 Déc 2010
  • carlophile

    carlophile

      «Excusez la faute d'orthographe. Au lieu de "qu'il y est une fin", il faut bien sûr dire "qu'il y ait une fin". De toute façon, j'aurais été très heureux que ce film n'ait pas de fin, parce que c'est du bonheur en images.»

    18 Mai 2010
    2 personnes aiment ca |
  • carlophile

    carlophile

      «Peterson et McLaren, quelle joyeuse association! J'ai été captivé du début à la fin. C'est tellement généreux que j'ai été surpris qu'il y est une fin à la fête.»

    14 Avr 2010
  • lapart

    lapart

      «Un de mes films favoris de McLaren / Lambart. Pure génie»

    7 Jan 2010

Blogue ONF.ca  rss

chargement...

Reliés

bob